26 février 2010

Café con piernas

Une curiosité que l’on a découverte à Santiago. Dans ces cafés que l’on retrouve un peu partout à travers le centre-ville, les serveuses portent des talons vertigineusement hauts et des jupes plutôt courtes. Les consommations sont servies sur un long comptoir qui traverse l’établissement d’un bout à l’autre et on les boit debout, d’où l’appellation "café sur jambes".

Le plus répandu est sans contredit le Café Haiti ( allez savoir pourquoi ???). Et il va sans dire qu’on y sert le meilleur café con piernas de la capitale.




Que penser de ce logo sinon qu'il se prêterait beaucoup mieux à un club de foot européen.









20 février 2010

Laguna verde



Jamais je n’aurais imaginé que la mer puisse s’abattre avec une telle force sur une plage au nom si apaisant. Une fois de plus, les eaux glaciales et déchaînées de l’océan pacifique auront eu raison de l’homme…


19 février 2010

Llegó la poesía

Nous arrivons au Chili par Valparaíso. C’est ici qu’a été construite La Sebastania, la maison où vécut Pablo Neruda à partir de 1961. La Sebastiana domine le port de Valapraíso ainsi qu’une bonne partie de la ville. Le poète n’avait qu’à ouvrir la fenêtre de sa chambre pour découvrir, à son réveil, une cascade de petites maisons aux façades multicolores. L’inspiration matinale…





On ne peut que tomber sous le charme de cette ville.










18 février 2010

La dernière cène

Bodega Ruca Malen, Lujan de Cuyo




Éric a découvert le truc: il suffit que l’une des coupes soit vide pour qu’elle soit remplie aussitôt. Notez que cette photo a été prise avant l’hécatombe et déjà se lisent sur ce visage des signes de fatigue qui ne sauraient être attribuables à un manque de sommeil.




Et je passe l’alcootest haut la main !

Don't cry for me Argentina

Ce n'est qu'un au revoir.

13 février 2010

Sun & Mud

Il fait en moyenne 35 degrés le jour à Mendoza et la température descend rarement au-dessous de 25 degrés la nuit. Gustavo, notre hôte au Mendoza Lodging, nous explique que la région n’a pas vu l’ombre d’une goutte de pluie depuis les neuf derniers mois. Dans notre chambre, nous avons un lit et un ventilateur qui nous souffle de l’air chaud au visage jour et nuit. Cinq jours de ce régime et n’importe quelle personne sensée irait se rafraîchir à la piscine. Suivant la recommandation de Lydia, une ancienne collègue qui est passée par Mendoza quelques semaines avant nous, nous décidons plutôt d’aller nous « détendre » dans les eaux thermales de Cacheuta. En y repensant, je me demande si la chambre de Lydia était climatisée. Je lui demanderai à mon retour.

Dix minutes dans un bain d’eau bouillante, dix minutes dans le sauna chauffé par les eaux thermales, on s’enduit le corps de boue et on laisse sécher (cuire) le tout au soleil. Rincez et répétez autant de fois que désiré.

Résultat : une bonne insolation pour Éric et une très longue nuit de sommeil pour moi (je me suis écroulée dès que j’ai mis le pied dans le bus.)
Bon, j’admets que ce n’est pas si terrible que ça en a l’air. On a quand même passé une bonne partie de la journée dans le bain à remous.










Le monde entier est un cactus...

Et ce n'est pas moi qui ai mis le pied dessus en essayant d'atteindre le bain à remous...

05 février 2010

Si nous devions un jour déménager en Argentine, je crois que ce serait à Mendoza. Ici, il y a un peu de tout : de grands parcs, un centre-ville propre avec des boutiques et quelques bons restaurants, une vie nocturne décente et en prime, la proximité avec les hautes montagnes et les vignobles. Le coût de la vie est moins élevé qu’à Buenos Aires et le prix des maisons plus que raisonnable (oui, on a vérifié).Nous pensions nous arrêter cinq jours mais nous avons finalement décidé de prolonger notre séjour afin de bien profiter de ce que la ville a à offrir.

Dans la région de Maipu, à environ 45 minutes en voiture de Mendoza, nous avons fait une petite route des vins à vélo. Il faisait déjà 30 degrés à 11 heures quand Mario nous a remis nos bicyclettes avec une grosse bouteille d’eau fraîchement sortie du congélateur. Un premier arrêt à la bodega La Rural nous permet de visiter le musée du vin et de déguster la toute première coupe, un Rutini Malbec 2006.

La route que nous empruntons ensuite pour nous rendre à la bodega Carinae est magnifique. Si ce n’était de l’autre qui a le feu aux fesses, je me serais bien arrêtée pour contempler les sommets enneigés de l’Aconcagua mais il semble que nous soyons trop pressés pour admirer le paysage.

Rectification : il semble que je ne pédale pas assez vite pour admirer le paysage.



J’ai quand même droit à une pause pour luncher. Le repas est servi à la bodega Viña El Cerno avec la coupe numéro 3. Je commence déjà à ressentir les effets combinés de la chaleur et de la copa numero uno.

Tempus Alba, la dernière bodega, est de loin la plus moderne avec son bar à vin de style nord-américain et sa terrasse sur le toit. Éric choisi la dégustation premium : le meilleur de la maison servi dans trois immenses coupes. Je me contente d’une croustade aux pommes. La serveuse, une torontoise qui est tombée amoureuse de la région, nous décrit le procédé de fabrication du Vero, le vin le plus complexe qu’offre la maison. Je n’ai pas trop compris son histoire de clonage de cépages mais je peux vous dire que le résultat est intéressant.

Et avec tout ce vin vous pensez qu'il en a assez ? Il a encore l'audace d'accepter la piquette bien vinaigrée que nous sert notre cher Mario pour nous remercier de lui avoir rammené ses vélos à l'heure et en bon état.








Pompette !

Je vous épargne les détails du retour à Mendoza...