Si nous devions un jour déménager en Argentine, je crois que ce serait à Mendoza. Ici, il y a un peu de tout : de grands parcs, un centre-ville propre avec des boutiques et quelques bons restaurants, une vie nocturne décente et en prime, la proximité avec les hautes montagnes et les vignobles. Le coût de la vie est moins élevé qu’à Buenos Aires et le prix des maisons plus que raisonnable (oui, on a vérifié).Nous pensions nous arrêter cinq jours mais nous avons finalement décidé de prolonger notre séjour afin de bien profiter de ce que la ville a à offrir.
Dans la région de Maipu, à environ 45 minutes en voiture de Mendoza, nous avons fait une petite route des vins à vélo. Il faisait déjà 30 degrés à 11 heures quand Mario nous a remis nos bicyclettes avec une grosse bouteille d’eau fraîchement sortie du congélateur. Un premier arrêt à la bodega La Rural nous permet de visiter le musée du vin et de déguster la toute première coupe, un Rutini Malbec 2006.
La route que nous empruntons ensuite pour nous rendre à la bodega Carinae est magnifique. Si ce n’était de l’autre qui a le feu aux fesses, je me serais bien arrêtée pour contempler les sommets enneigés de l’Aconcagua mais il semble que nous soyons trop pressés pour admirer le paysage.
Rectification : il semble que je ne pédale pas assez vite pour admirer le paysage.
J’ai quand même droit à une pause pour luncher. Le repas est servi à la bodega Viña El Cerno avec la coupe numéro 3. Je commence déjà à ressentir les effets combinés de la chaleur et de la copa numero uno.
Tempus Alba, la dernière bodega, est de loin la plus moderne avec son bar à vin de style nord-américain et sa terrasse sur le toit. Éric choisi la dégustation premium : le meilleur de la maison servi dans trois immenses coupes. Je me contente d’une croustade aux pommes. La serveuse, une torontoise qui est tombée amoureuse de la région, nous décrit le procédé de fabrication du Vero, le vin le plus complexe qu’offre la maison. Je n’ai pas trop compris son histoire de clonage de cépages mais je peux vous dire que le résultat est intéressant.
Et avec tout ce vin vous pensez qu'il en a assez ? Il a encore l'audace d'accepter la piquette bien vinaigrée que nous sert notre cher Mario pour nous remercier de lui avoir rammené ses vélos à l'heure et en bon état.
05 février 2010
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