30 janvier 2010

Mendoza !



C'est clairement ici que mon photographe a trouvé l'essence de ce voyage. (Au sens propre comme au figuré)

29 janvier 2010

Córdoba

La deuxième plus grande ville d’Argentine est une belle citée étudiante. Le lendemain de notre arrivée, nous avons fait un petit détour par le quartier jésuite pour nous rendre jusqu’à Nueva Córdoba où se trouve le Museo Superior de Bellas Artes Evita.

Sur le chemin du retour, nous croisons ce policier qui me demande si je suis d’origine haïtienne. Il me parle brièvement des casques bleus argentins qui sont à Port-au-Prince, il est très attristé par la nouvelle du séisme. Qui ne l’est pas…

La plupart des argentins, tout comme les touristes brésiliens présument que nous sommes brésiliens. Comme ce couple que nous avons croisé à Buenos Aires.

« A praça de maio é pra lá o pra lá? »

Nous pointons le nord (ou le sud ?) en souriant. Ils nous remercient et repartent sans se douter que nous sommes des imposteurs. Nous poursuivons notre route sans qu’Éric ne se doute qu’ils nous ont parlé en portugais.



Morada Hostel

Au début, Éric n’était pas certain de pouvoir survivre à trois nuits dans cette auberge. Se faire réveiller par un pot-pourri de reggaeton quand on essaie de faire la sieste après 10 heures de bus ça ne donne pas exactement envie de rester. Laurent, un suisse qui loge à Morada depuis deux semaines nous explique que c’est comme ça tous les jours… et tous les soirs. Ça ne semble pas le déranger.

Laurent souhaite s’installer au moins deux ans à Córdoba afin de poursuivre ses études de maitrise. Quand il n’est pas à son cours d’espagnol, il passe le plus clair de son temps avec Sabrina, une colombienne.

Quand elle n'est pas avec Laurent, Sabrina, qui travaille à Morada depuis deux semaines, passe le plus clair de son temps à chatter sur Facebook avec son petit ami.

Le petit ami de Sabrina est suisse également, mais il ne s’appelle pas Laurent et il vit à Sion, en Suisse. C’est tout ce que nous savons de lui.

À Morada, nous faisons également la connaissance d’un autre suisse, allemand, qui ne s’appelle pas Laurent lui non plus, d’un groupe d’israéliens pas très sympathique, de deux hollandaises, d’un argentin de Mar del Plata et d’une petite famille chilienne très sympathique.

Laurent a beaucoup bourlingué, notamment au Bangladesh, en Australie et en Lybie. Il nous raconte ses voyages dans le désert. Le soleil qui plombe, les dunes de sable blanc qui s’étendent à perte de vue, un voyageur qui surgit de nulle part à travers un nuage de poussière, le silence… Nous sommes captivés, il raconte bien les histoires Laurent. Éric me regarde et je sais que nous pensons à la même chose.

« Le plus dur je crois, c’est le manque d’eau, la dernière fois j’ai passé trois semaines sans me laver. »

Je ne sais plus si on pense la même chose. Vingt et un jours sans… ouache !

Laurent et Sabrina

25 janvier 2010

À Rosario, les jours se suivent et se ressemblent

Après dix jours à Buenos Aires, nous sommes contents de changer de paysage. Nous louons des vélos pour découvrir une petite ville très sympathique, bordée par le Río Paraná. Ici, les gens me semblent plus courtois, ils nous sourient. Et parfois ils me klaxonnent, ça c’est un peu moins charmant. Nous resterons trois jours.

Ce serait bien de manger autre chose que des empanadas. Un soir, à Buenos Aires, on s’est offert une bonne parilla. Le steak était très tendre, bien apprêté, mais toute cette viande…

Le Rough Guide to South America on a Budget, (Éric le traine partout) nous propose le café El Cairo. Nous partageons une énorme tortilla espagnole, bien dorée à la surface et fondante au centre. Mmmmm.

Depuis notre arrivée à Rosario, nous avons mangé de la tortilla tous les soirs.






Le train de nuit que nous avons pris pour nous rendre de Buenos Aires à Rosario était bondé, un vrai tape- cul, impossible de dormir. Pensive, je regarde défiler les petits villages et les bidonvilles qui séparent les deux villes. Alors que nous commençons à peine à nous assoupir, un bruit sourd nous réveille. Je me lève d’un bond et je remarque que les autres passagers s’agitent et recouvrent leurs fenêtres d’un rideau métallique. Ils n’auraient quand même pas tous décidé de dormir en même temps ! Éric interroge son voisin du regard.

« Tiran piedras. »

Soulagé – il pensait que c’était un coup de feu – il se cale dans son siège en refermant les yeux. Il peut bien dormir, lui, pendant qu’on nous lance des pierres. Si l’un de ces projectiles devait atteindre notre fenêtre, je serai la première et peut-être bien la seule à y passer ! Il se relève finalement (le sommeil, si bref soit il, porte conseil) et tire notre rideau lui aussi.

Monumento a la bandera





24 janvier 2010

¡Ciao Buenos Aires!



P.S. le son est vraiment mauvais :-)

19 janvier 2010

‹‹‹ REWIND ‹‹‹ le guichet automatique ne distribue pas de faux billets, même à Buenos Aires

Retournons dans le taxi. Oui, celui qui nous a ramenés à l’hôtel après le fameux souper à 680 pesos.

Nous réglons la course avec un billet de 100 pesos, lequel provient du guichet automatique. Rappelez-vous : le guichet automatique ne distribue pas de faux billets, même à Buenos Aires.

L’échange de devises avec le chauffeur, un homme charmant soit dit en passant, se fait dans la plus grande obscurité.

Quelques secondes plus tard, il nous redonne notre billet. « Il est déchiré. »

Éric lui en donne un autre, toujours de 100 pesos.

Le lendemain, le billet déchiré s’avère être un faux. Vous me suivez ? J’ai quand même mis deux jours à comprendre le manège.

Pour reprendre les mots de ce cher George W. Bush : "There's an old saying in Tennessee — I know it's in Texas, probably in Tennessee — that says, fool me once, shame on — shame on you. Fool me — you can't get fooled again."

680 pesos plus tard

Éric me tend le fameux billet estropié. « Il est faux. » Fred nous avait mis en garde contre les bureaux de change mais si on se fait refiler des faux billets par le guichet automatique en plus ça devient inquiétant. Nous nous mettons à vérifier tous nos billets. Nous repérons un billet de 50 suspect, celui que nous as remis le chauffeur de taxi la veille.
Pris d’une légère panique, nous décidons d’un commun accord de créer un fonds de solidarité dont la mission sera de contribuer à la poursuite de ce voyage dans la dignité et dans des conditions acceptables pour ses actionnaires susceptibles de se faire rouler.

La Boca

18 janvier 2010




Match nul

La Boca, c’est le quartier où a grandi Maradona. C’est également dans ce quartier populaire que se disputent les parties du Boca Junior. Ici, il n’y en a que pour le foot.
Nous entrons dans le stade avec 70 pesos en poche. Je me fais accoster par une jeune fille qui essaie de nous vendre un laissez-passer pour la visite stade-musée à 20 pesos au lieu de 25. Éric me fait des grands signes : « Non, non, non ! » Et moi je n’ai qu’une idée en tête, me débarrasser de ce fichu billet de 50.
C’est réglé, Éric visitera d’abord le musée et moi le stade puisque j’ai choisi la visite express.
Buenos Aires : 0 – Visiteurs : 1
J’attends mon photographe dans les gradins en essayant de m’imaginer l’ambiance qui règne ici lorsque Boca Junior affronte River Plate.



« La peau de vache, elle t’a vendu un billet pour le musée, il faut déguerpir en vitesse je n’ai pas le droit de rester ici. »
Quoi ! J’apprends qu’Éric, a réussi à convaincre l’employée de la billetterie de le laisser entrer au stade pour venir me chercher, PAS UNE MINUTE DE PLUS ! La visite est terminée.
Buenos Aires : 1 – Visiteurs : 1









Quand c’est trop beau…

On cherche un café ou un resto où l’on présente des spectacles de Tango. Compte tenu de notre budget restreint, l’exercice n’est pas des plus simples. 70 balles pax pour le spectacle sec au très célèbre Café Tortoni, 380 repas inclus dans une autre boîte de la calle Florida. On se décide pour le Viejo Almacen de San Telmo. À 90 pesos pax (souper trois services, vino, digestif et transport inclus), c’est certainement le meilleur deal en ville. Nous réservons pour jeudi soir.
Éric commande une belle grosse pièce de bœuf et moi, une petite truite un peu trop cuite, franchement pour 90 pesos c’est vraiment pas si mal. Le vin est buvable, un peu chaud, mais pour 90 pesos on ne peut pas se plaindre. Jonathan nous apporte la note avec le dessert, le spectacle va bientôt commencer. « Ça fera 680 pesos, vous payez comptant ou par carte ? »
On a vite compris que pour les touristes, 90 balles c’est US DOLLARS. « Désolé pour le mal entendu. » Pas plus que moi, Jonathan, pas plus que moi, on vient de flamber le budget de trois jours. Et comme on n’a pas l’argent sur nous, Éric doit prendre le taxi pour retourner à l’hôtel et revenir à temps pour le show.

Bon, tant qu’à être dans le trou, autant s’enfoncer bien comme il faut. On prend le taxi pour revenir. Le chauffeur refuse notre billet de 100 pesos : « il est déchiré. » On le reprend sans rouspéter et on en sort une autre, tout neuf.
Ça ne m’empêche pas de sourire, quand même !




17 janvier 2010

Refrescos



Ici on dit ananá comme dans licuado (smoothie) ananá -banana-mango et non piña comme dans piña colada. Maintenant essayez de deviner ce qu’il boit.

Le premier hamburger

Mardi, la journée la plus chaude jusqu’à présent. On en profite pour fuir la mégapole. Une heure de train et nous sommes à Tigre, un petit village côtier hyper touristique. Une marina, un casino, un Mcdo, des artères résidentielles bordées de grands arbres et de superbes maisons, une foire d’artisanat, tout ce qu’il faut ! Il fait tellement beau, je ne pensais jamais avoir aussi chaud un 6 janvier. Le retour en train, à l’heure de pointe sans air conditionné, nous fera regretter cette petite escapade.
Le burger était excellent.













12 janvier 2010

R.I.P.

Dimanche, le jour du seigneur. Notre promenade dans Recoleta, un des vieux quartiers de la ville, nous a mené au cimetière. Nous avons cherché en vain la tombe d’Evita dans un labyrinthe funèbre rempli de mausolées (le mot est faible) érigés à la mémoire d’illustres inconnus. « Les porteños, comme dirait Éric, y se prennent vraiment pas pour de la m… ». On a bien galéré pour retrouver notre chemin vers la sortie.

Note à moi-même : ne plus jamais visiter un cimetière sous un ciel nuageux.




Mon photographe

Warhol Again!

Le MALBA (Museo de Arte Latinoamericano de Buenos Aires) est situé dans le chic quartier Palermo, juste à côté d’un immense parc. Un édifice blanc très moderne, Éric l’a repéré par hasard dimanche en sortant du cimetière. L’entrée est gratuite le mercredi mais comme il pleuvait lundi...
Andy Warhol, Mr. America. Pas de chance. La mise en espace est différente et présente des œuvres que nous n’avions pas vues à Montréal. On reconnait toutefois la salle des ballons métalliques gonflés à l’hélium, un must je suppose, tout comme celle des soupes Campbell.
L’exposition permanente sur les arts latino-américains est plus intéressante. Éric ne savait même pas que Botero était colombien. Moi non plus, mais pour une fois je ne suis pas la seule. On a vu un Frida, « autoportrait avec singe et perroquet », il n’y en a qu’un seul et quant à moi ce n’est pas le plus réussi. J’aurais aimé en voir plus mais l’expo permanente n’occupe que trois salles.




Le Fitotron



Mon père aurait aimé ça, une aire de repos à ciel ouvert qui porte son nom, pour lire ou faire la sieste une fois la visite terminée.


10 janvier 2010

Cela fait déjà une semaine que nous sommes arrivés. Buenos Aires est immense, étourdissante, très divertissante. Nous avons visité plusieurs quartiers, il en reste plein d’autres à voir, mais nous partons lundi pour Rosario. San Telmo, le quartier où nous logeons est paisible le jour et très animé le soir, il me rappelle le Mile-End, ou encore Soho à New-York. Des rues pavées, bordées de boutiques ou de petits cafés et beaucoup d’artistes. Le centre-ville est plus bruyant, on y croise souvent des touristes, brésiliens pour la plupart, mais également européens et américains. Il fait un temps magnifique et à l’heure où nous sortons pour la promenade quotidienne il fait déjà très chaud, mon tube de crème solaire ne fera pas long feu. Que dire d’autre, une semaine tranquille ponctuée de petits contretemps, rien de grave…

Plaza de Mayo





San Telmo