29 janvier 2010

Morada Hostel

Au début, Éric n’était pas certain de pouvoir survivre à trois nuits dans cette auberge. Se faire réveiller par un pot-pourri de reggaeton quand on essaie de faire la sieste après 10 heures de bus ça ne donne pas exactement envie de rester. Laurent, un suisse qui loge à Morada depuis deux semaines nous explique que c’est comme ça tous les jours… et tous les soirs. Ça ne semble pas le déranger.

Laurent souhaite s’installer au moins deux ans à Córdoba afin de poursuivre ses études de maitrise. Quand il n’est pas à son cours d’espagnol, il passe le plus clair de son temps avec Sabrina, une colombienne.

Quand elle n'est pas avec Laurent, Sabrina, qui travaille à Morada depuis deux semaines, passe le plus clair de son temps à chatter sur Facebook avec son petit ami.

Le petit ami de Sabrina est suisse également, mais il ne s’appelle pas Laurent et il vit à Sion, en Suisse. C’est tout ce que nous savons de lui.

À Morada, nous faisons également la connaissance d’un autre suisse, allemand, qui ne s’appelle pas Laurent lui non plus, d’un groupe d’israéliens pas très sympathique, de deux hollandaises, d’un argentin de Mar del Plata et d’une petite famille chilienne très sympathique.

Laurent a beaucoup bourlingué, notamment au Bangladesh, en Australie et en Lybie. Il nous raconte ses voyages dans le désert. Le soleil qui plombe, les dunes de sable blanc qui s’étendent à perte de vue, un voyageur qui surgit de nulle part à travers un nuage de poussière, le silence… Nous sommes captivés, il raconte bien les histoires Laurent. Éric me regarde et je sais que nous pensons à la même chose.

« Le plus dur je crois, c’est le manque d’eau, la dernière fois j’ai passé trois semaines sans me laver. »

Je ne sais plus si on pense la même chose. Vingt et un jours sans… ouache !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire