20 mars 2010

Bon...

Le retour en Argentine a été assez pénible, particulièrement les deux premiers jours à Salta. Je n’irais pas jusqu’à dire que la ville est dépourvue de charme, mais ses principaux points d’intérêt se trouvent à plus d’une centaine de kilomètres du centre. Et comme nous avons largement dépassé notre maigre quota de tours guidés au Chili, il nous a fallu user d’imagination pour ne pas sombrer dans la déprime. J’en ai profité pour écrire et faire un peu de shopping, toujours bon pour me remonter le moral. Éric s’est consacré à fond à ce qu’il sait faire de mieux : se plaindre. De la bouffe argentine, de la très mauvaise couverture médiatique des jeux olympiques, de ses choix de lecture de voyage douteux, de ma lenteur à me préparer le matin, bref une partie de plaisir.

À Corrientes les choses se sont nettement améliorées, il faisait beaucoup trop chaud pour se plaindre, pour prendre des photos, pour penser. Température ressentie, 51 degrés, trois pas et on dégouline, jamais vécu un truc pareil. Nous ne sommes restés qu’un soir. Par contre je dois dire que notre hôtel était particulièrement joli avec des meubles d’époque, de la mosaïque de faïence dans la salle de bain et de très hauts plafonds.

De Corrientes à San Ignacio pour une visite des ruines jésuites. Que dire de cette ville, peut-on réellement appeler cela une ville ? Nous somme arrivés un dimanche et tout était fermé. Heureusement, notre hôtel était idéalement localisé sur un site des plus enchanteurs; et notre chambre, intimement nichée au cœur d’une forêt luxuriante. Le bonheur d’être en parfaite communion avec la nature…

Et alors que je m’apprête à plonger avec délice dans les bras de Morphée, un cancrelat, que dis-je, une coquerelle sort de je ne sais où pour se poser sur mon pied. Hystérique. Oui, ce mot est celui qui s’apparente le plus à mon état alors que j’attends dehors (dans la forêt des coquerelles) que l’autre finisse de tuer la chose. On m’assure que la chose est bel et bien morte et hors d’état de nuire. Je réintègre mes quartiers, toujours en état de choc, pour me rendre compte que la chose est en train d’agoniser sous le lit. Et rebelote dehors, je n’ai même plus la force de crier, un déferlement de larmes comme unique moyen de défense.

JE NE RESTERAI PAS UNE NUIT DE PLUS ICI !!!

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